Cloclorico

Cloclorico
A l'occasion des trente ans de la mort du chanteur à paillettes, nouvel accès d'idolâtrie.

Qui écoute Claude François ? Avec 61,7 millions de disques - chiffre de l'attaché de presse, dix fois moins selon le Snep (1) -, on connaît forcément quelqu'un dans son entourage qui le chante... Renouvelé avec le CD puis le DVD dès le milieu des années 90, l'emblème des karaokés semble retrouver un nouvel âge depuis la réhabilitation improbable des émissions en play-back des Carpentier. Et c'est sur la vague du tribute Cloclomania réalisé par Béatrice Ardisson en 2003, puis du film Podium de Yann Moix l'année suivante, que cherche à surfer l'actuel battage autour de l'idole.

Intimité. Il y a trente ans, le 11 mars 1978, Claude François faisait une sortie en triphasé. C'était la veille d'élections législatives, Libé avait titré : «Claude François : a volté». A l'époque, le culte de l'androgyne à paillettes était loin d'être acquis pour tous. Trois décennies après, les dix-neuf ouvrages de la s½ur, la maîtresse, les enfants... consacrés à l'idole, et dûment promotionnés sur toutes les télés (de Drucker à Mireille Dumas) avec best-of à la clé, nous feraient presque croire que les années 60 et 70 se sont inventées avec Claude François.

Durant ses seize ans de carrière (1962-1978), alors que la musique se redéfinit entre free jazz et punk, fusion et talk over, la France n'aurait-elle vécu qu'au son de Belles, belles, belles, le Téléphone pleure, Magnolias for Ever, Alexandrie ? Plusieurs sources permettent de mieux cerner le phénomène. Il ne s'agira pas là du «week-end Claude François» organisé les 15 et 16 mars (avec une messe le samedi à Auteuil et le dimanche à Dannemois, lieu du Moulin, devenu musée-restaurant), mais d'un livre-objet et d'une conférence chantée.

L'ouvrage, tout d'abord. Concocté par les deux fils du chanteur, Claude et Marc (l'enfant caché, pour l'image auprès des fans d'éternel possible), Claude François Collection privée ouvre à l'intimité d'un artiste qui livrait ses chansons sur le mode du quotidien le plus banal (le Lundi au soleil, Comme d'habitude). Qui pouvait se montrer si tyrannique avec son entourage et si respectueux envers son public. Outre son passeport nous rappelant son mètre soixante-douze, un permis de conduire ou des contrats de scène, la reproduction de ses notes de service nous en apprend autant sur le personnage, né le 1er février 1939 à Ismaïlia et expulsé d'Egypte lors de la nationalisation du canal de Suez en 1956 - le père, français, contrôleur du trafic sur le canal.

Prémonitoire.Voici ce que notait le fils yé-yé, fondateur de son label en 1967 (les Disques Flèche) et patron de presse (relance de Podium, du magazine de charme Absolu), jouant à l'homme d'affaires avec une armada de standards téléphoniques dernier cri : «Dire à la femme de ménage que chaque soir j'enlève mes chaussures et je les laisse exprès pour qu'elle me les cire, elle ne le fait jamais. Elle ne le fait jamais. Arlette le faisait. Il faut lui dire qu'elle doit passer du cirage correspondant très précisément à la couleur. En passer une couche copieuse, laisser reposer, brosser et passer le chiffon. C'est moi qui me tape ça tous les jours ce n'est pas normal quand même.» Laissée deux mois avant la mort du chanteur, cette note apparaît comme prémonitoire du culte à entretenir. Fabien Lec½uvre, légataire de la mémoire, confirme : «Il a installé de son vivant les limites de son star system. Il a très vite compris ce qu'était une idole. Bien que tragique, sa sortie est finalement allée dans ce sens. Il demeure intact dans sa jeunesse. Contrairement à Dalida, il n'a pas eu besoin d'être remixé.»

Un tribute en japonais et un hommage par la jeune scène française accompagnent le souvenir de celui qui portait des lunettes noires en dehors de la scène parce que le regard d'une idole, ça ne se croise pas. On y trouve Adrienne Pauly, Elodie Frégé ou Alain Chamfort, seul témoin véritable pour avoir été lancé par Claude François (qui lui avait trouvé son nom d'artiste).

Standard. Polo, grand fan, aurait pu être de la partie. L'année dernière, l'ancien chanteur du groupe alternatif les Satellites donnait avec Pascal Bussy une conférence chantée sur Cloclo dans une perspective inespérée de réhabilitation. On y apprit ses 784 costumes de scène, son antenne pour capter la radio anglaise, sa peur de l'avion et des microbes (les baisers des fans), ses amendes aux musiciens et ses 400 chansons composées aux trois quarts d'adaptations (Beatles, Supremes, Bob Marley, Cat Stevens). Une propension à aborder la vie sous un angle ultrapositif qui fit l'éducation sentimentale de Polo : «De leur divorce, ou de leur vie affective, mes parents ne me disaient pas grand-chose. Je les entendais plutôt s'engueuler dans la cuisine et s'envoyer des pots de yaourt à la figure. Mais Claude, lui, m'expliquait. Pourquoi les hommes sont amoureux, et de quoi ? Où vont-ils, où veulent-ils aller ? Que font-ils de plus avec leurs maîtresses qu'avec leur femme ?»

La France (à droite toute) ne parlait pas encore bien anglais. Et cette traduction des vibrations d'un monde en cours allait bientôt trouver sa reconnaissance ultime à travers l'adaptation d'un des plus célèbres standards français : Comme d'habitude. Avec My Way, Paul Anka, Sinatra, Nina Hagen ou Sid Vicious se firent le relais du chanteur abandonné. Il traînait autour de sa piscine, France Gall l'avait quitté, la montée manquante du refrain est venue sans forcer. Seule la tristesse demeure. Claude François aurait-il pu adapter Joy Division ?

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# Posté le dimanche 30 mars 2008 12:28

30 ans après Claude déchaine toujous les foules

30 ans après Claude déchaine toujous les foules
RSS Culture
30 ans après, Claude François déchaîne toujours les foules
11/03/2008 11:25

Il y a 30 ans, le 11 mars 1978, Claude François décédait tragiquement dans sa salle de bain à Paris, électrocuté alors qu'il tentait de changer une ampoule. Il avait 39 ans.

Trente ans après sa mort, Clo Clo déchaîne encore les passions et fait encore bouger les foules. Ses rengaines accrocheuses, devenues de véritables tubes, comme Alexandrie, Magnolias for ever ou Belles, belles, belles ont toujours autant de succès sur les pistes de danse. Clo Clo est un véritable phénomène de société. Ses chansons accompagnent les moments heureux du public et sont des valeurs sûres des mariages et des fêtes". Qui repense à Claude François, a aussi en mémoire ses brushings impécables, ses tenues à paillettes et ses fameuses « Clodettes », ses fidèles danseuses.

Entre son premier succès "Belles, belles, belles" et sa mort tragique, Claude François a vendu 35 millions d'albums. Et pas moins de 26 millions depuis, selon Flèche Productions, la société des fils du chanteur. Il a vendu des millions de disques depuis sa disparition et sa carrière posthume génère chaque année quelque 10 millions d'euros. Plus de 200.000 albums et 100.000 DVD sont écoulés tous les ans.

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# Posté le dimanche 30 mars 2008 12:24

Coffret Claude

Coffret Claude
Description produit : Coffret Claude François Reader's digest comprenant 9 disques dont 1 en anglais.

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# Posté le dimanche 30 mars 2008 12:22

fan pour toujours

fan pour toujours
Depuis 30 ans
Au moment de sa mort, Claude François a commercialisé pas moins de 400 titres. Ces chansons feront l'objet de nombreuses reprises et de nombreux best-of. Pas une année ne passera sans qu'à la télé soit mentionné le nom de Claude François, sans que l'on revoit à nouveau ses chorégraphies chaloupées. Certains iront même jusqu'à les apprendre par c½ur. En hommage à Claude, une Place Claude François sera inaugurée le 11 mars 2000, au pied de son appartement parisien, boulevard Exelmans. En 2004, Yann Moix sort son premier film, Podium, avec dans le rôle clé l'émouvant Benoît Poelvoorde. Ce dernier y joue le rôle d'un fan de Claude François, sosie de la star, faisant revivre les plus grands tubes de Cloclo. Il s'agit là sans doute de l'un des plus beaux hommages rendus à Claude François et qui donne un peu la mesure de l'engouement qu'il continue de susciter.

Aujourd'hui
A l'occasion des trente ans de sa mort, les fans se mobilisent pour que Claude François demeure dans les esprits. Aussi, si Claude François a été un homme de spectacle hors pair, se donnant sur scène jusqu'à l'épuisement, il est aussi connu pour ses qualités d'homme d'affaire. Il a notamment repris le magazine Podium, en 1972, pour en faire très vite le premier magazine pour jeunes. C'est pourquoi, son fils Claude François Junior a décidé de faire sortir un nouveau numéro de Podium, un numéro unique, distribué à partir du jeudi 21 février.
A côté de cela, plusieurs artistes français se sont réunis et ont enregistré un album où ils réinterprètent les plus grands titres de Claude François. La sortie de l'album Claude François, Autrement dit est prévu pour le mois de mars 2008. On pourra y entendre les voix d'Elodie Frégé, de La Grande Sophie, d'Alain Chamfort, d'Elli Medeiros, d'Helena Noguerra et de quinze autres célébrités de la scène françaises.

Et comme disait Claude ou encore son sosie Benoît Poelvoorde, "Magnolia, FOREVER !"
Et à jamais fan de Claude François !
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# Posté le dimanche 30 mars 2008 12:19

La naissance d'une icône

La naissance d'une icône
La naissance d'une icône
Claude François est né en 1939 à Ismaïlia, en Egypte, de père français d'origine égyptienne et de mère italienne. Il arrive en France, en 1956, sa famille ayant été expulsée, comme beaucoup de Français, après la nationalisation du Canal de Suez. Tout jeune, Claude François se lance dans la musique, apprenant le piano, le violon, la batterie. Il trouve sa première place en tant que batteur dans un groupe de jazz à Monte-Carlo. C'est le début pour Claude François de sa carrière d'artiste, bien loin du comptable que son père voulait qu'il devienne. En 1960, il monte à Paris sur les conseils de Brigitte Bardot et Sacha Distel pour conquérir la France entière. Et c'est en 1962 que Claude François connaît son premier grand succès avec la chanson Belles, belles, belles. A l'Olympia dès 1964, Claude François se lance alors dans une succession de tubes : Si j'avais un marteau (1963), J'y pense et puis j'oublie (1964), Même si tu revenais (1965).

Son apogée
Dès lors, le succès ne le quittera plus. Claude François construit son futur et son succès avec la minutie qu'on lui connaît. En 1966, il intègre les fameuses Clodettes à ses chorégraphies endiablées. Surfant sur la mode du disco, des paillettes et de la danse, Claude François emmène les foules avec lui et les fait danser. C'est en 1967, qu'il compose avec Jacques Revaux et Gilles Thibaut Comme d'habitude, après sa rupture avec la chanteuse française France Gall. Ce titre phare fut, par la suite, adapté par Paul Anka et repris par des ténors de la musique comme Franck Sinatra et Elvis Presley. C'est la même chanson (1971), Le lundi au soleil (1972), Le téléphone pleure (1974), Le mal aimé (1974), Cette année-là (1976) sont autant d'autres tubes qui vont jalonner la carrière du chanteur.

Ses amours
Marié en 1960 à Monaco, à Janet Woolcoot, une danseuse anglaise, Claude François divorce en 1967. Il faut dire que Janet l'avait quitté en 1962 pour Gilbert Bécaud. Après une idylle avec France Gall qui donnera naissance à la chanson Comme d'habitude, Claude François rencontre Isabelle Forêt, qui lui donne ses deux enfants, Claude Junior, en 1968, et Marc, en 1969. Au moment de sa mort, il était en couple avec Kathalyn Jones, avec qui il avait chanté en duo C'est comme cela que l'on s'est aimé. Claude François sera toujours très secret sur sa vie privée, de peur de décevoir ses fans. Il n'étale pas ses idylles ou ses enfants au grand jour, préférant perpétuer le rêve d'une icône vouée à ses fans.

Sa mort
Avant le 11 mars 1978, Claude François a, à plusieurs reprises, frôlé la mort. Victime d'un accident de voiture en 1970, il doit subir une rhinoplastie pour réparer son nez brisé. En 1973, un fan l'agresse lors d'un concert, mais il s'en sort indemne. En 1975, il est présent lors d'un attentat de l'IRA dans son hôtel de Londres, mais là encore, il s'en sort bien. Enfin, en 1977, au volant de sa voiture, il se fait tirer dessus et réussit à échapper à ses agresseurs, après plus de dix kilomètres de course-poursuite. Mais si toutes ces fois-ci, il a su tromper la mort, il ne la trompe pas le 11 mars 1978, lorsqu'il meurt, électrocuté dans sa salle de bains, dans son appartement situé boulevard Exelmans, à Paris. Quelques jours plus tard, le 15 mars, jour de ses obsèques à l'église d'Auteuil, son nouveau disque, Alexandri Alexandra est mis en vente. Claude François est enterré à Dannemois, dans l'Essonne, non loin du Moulin du village, qu'il possédait.

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# Posté le dimanche 30 mars 2008 12:17